(source Wikipedia.fr)
Rodrigues 109 kilomètres carrés (18 km x 8 km)
Maurice 1866 (65x45)
La Réunion 2512 (200 km de côte)
Tromelin 1 (1,7x0,7) (3,7 km de côte)
Irlande 84412 (483x275)
Corse 8680
Sardaigne 24090
Sicile 25700
Grande Terre, archipel des Kerguelen 6675 (150x120)
Inishmore, îles d'Aran (14x3)
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mardi 10 août 2010
mardi 16 février 2010
Les gorges du Verdon ou le Machu-Picchu ?
Paru ce mois-ci dans le magazine "Outdoor", un choix de sept "sentiers de rêves autour du monde" ("Sieben Traumtreks rund um den Globus"). Choix n°5: Riez-Castellane par le GR4 (C'est mon pays). Choix n°6: le Machu Picchu. Fierté :-))
samedi 4 juillet 2009
Lofoten
Poèmes sur les îles Lofoten
Aux lofoten
Poème en prose publié par heliomel sur http://poeme-en-prose.jepoeme.com/discussion-141699-Aux_lofoten/1.html
le 27 Jan 2009 à 13:18
La terre s'étrécit
Les fjords sont rares
Et les silences fréquents
Ondulante, la houle forcit.
Couronnées de blanche écume
Sans cesse les vagues valsent
Brumes sur les icebergs
Cinglant, le vent
Gémit devant la porte
Rondins de bois
Sont solidaires
Vois comme l'hiver est long et les arbres glacés
Quand les cristaux de givre artistement placés
Sur les vitres étoilées dessinent une dentelle
Une bûche au foyer gratte du violoncelle
Tous les morts sont ivres
"Tous les morts sont ivres de pluie vieille et sale
Au cimetière étrange de Lofoten.
L'horloge du dégel tictaque lointaine
Au cœur des cercueils pauvres de Lofoten.
Et grâce aux trous creusés par le noir printemps
Les corbeaux sont gras de froide chaire humaine
Et grâce au maigre vent à la voix d'enfant
Le sommeil est doux aux morts de Lofoten.
Je ne verrai très probablement jamais
Ni la mer ni les tombes de Lofoten
Et pourtant c'est en moi comme si j'aimais
Ce lointain coin de terre et toute sa peine.
Vous disparus, vous suicidés, vous lointaines
Au cimetière étranger de Lofoten
- Le nom sonne à mon oreille étrange et doux,
Vraimentt, dites-moi, dormez-vous, dormez-vous ?
- Tu pourrais me conter des choses plus drôles
Beau claret dont ma coupe d'argent est pleine,
Des histoires plus charmantes au moins folles ;
Laisse-moi tranquille avec ton Lofoten.
Il fait bon. Dans le foyer doucement traîne
La voix du plus mélancolique des mois
- Ah les mots, y compris ceux de Lofoten -
Les morts, les morts sont au fond moins morts que moi…"
Oscar Venceslas von Lubics Milosz, in Livre d'Or de la poésie française, Seghers, ed. Marabout, 1998., p. 318 et recueil Chansons et danses d'autrefois, in Poésies, tome I, Éditions André Silvaire, 1972, p. 176.
Oscar Venceslas von Lubicz-Milosz, (on trouve aussi l'orthographe Oskar Wladyslaw De Lubicz Milosz) poète lituanien de langue française, est né en 1877.Il était issu d'une famille noble et vint à Paris faire ses études au lycée Janson-de-Sailly, puis à l'École du Louvre. Il voyagea beaucoup en Europe, et s'installa en France où il fut notamment chargé d'affaires de Lituanie. Il écrivit une première poésie dans la lignée du symbolisme (Le Poème des Décadences et Les Sept Solitudes) . Puis sa poésie ne cessa de s'élargir à partir du recueil Les Eléments. Il devrait ensuite écrire une poésie d'inspiration mystique (Epitre à Storge, La Confession de Lemuel, Arcanes). Le poète est également auteur d'un roman et un mystère, Miguel Manara. Il est aussi l'auteur de plusieurs traductions, notamment de textes anciens lituaniens. André Silvaire a édité ses œuvres complètes.
O.V. de L. est mort à Fontainebleau en 1939.
(à ne pas confondre avec Czeslaw Milosz (1911-2004), Prix Nobel 1980 de littérature.)
Aux lofoten
Poème en prose publié par heliomel sur http://poeme-en-prose.jepoeme.com/discussion-141699-Aux_lofoten/1.html
le 27 Jan 2009 à 13:18
La terre s'étrécit
Les fjords sont rares
Et les silences fréquents
Ondulante, la houle forcit.
Couronnées de blanche écume
Sans cesse les vagues valsent
Brumes sur les icebergs
Cinglant, le vent
Gémit devant la porte
Rondins de bois
Sont solidaires
Vois comme l'hiver est long et les arbres glacés
Quand les cristaux de givre artistement placés
Sur les vitres étoilées dessinent une dentelle
Une bûche au foyer gratte du violoncelle
Tous les morts sont ivres
"Tous les morts sont ivres de pluie vieille et sale
Au cimetière étrange de Lofoten.
L'horloge du dégel tictaque lointaine
Au cœur des cercueils pauvres de Lofoten.
Et grâce aux trous creusés par le noir printemps
Les corbeaux sont gras de froide chaire humaine
Et grâce au maigre vent à la voix d'enfant
Le sommeil est doux aux morts de Lofoten.
Je ne verrai très probablement jamais
Ni la mer ni les tombes de Lofoten
Et pourtant c'est en moi comme si j'aimais
Ce lointain coin de terre et toute sa peine.
Vous disparus, vous suicidés, vous lointaines
Au cimetière étranger de Lofoten
- Le nom sonne à mon oreille étrange et doux,
Vraimentt, dites-moi, dormez-vous, dormez-vous ?
- Tu pourrais me conter des choses plus drôles
Beau claret dont ma coupe d'argent est pleine,
Des histoires plus charmantes au moins folles ;
Laisse-moi tranquille avec ton Lofoten.
Il fait bon. Dans le foyer doucement traîne
La voix du plus mélancolique des mois
- Ah les mots, y compris ceux de Lofoten -
Les morts, les morts sont au fond moins morts que moi…"
Oscar Venceslas von Lubics Milosz, in Livre d'Or de la poésie française, Seghers, ed. Marabout, 1998., p. 318 et recueil Chansons et danses d'autrefois, in Poésies, tome I, Éditions André Silvaire, 1972, p. 176.
Oscar Venceslas von Lubicz-Milosz, (on trouve aussi l'orthographe Oskar Wladyslaw De Lubicz Milosz) poète lituanien de langue française, est né en 1877.Il était issu d'une famille noble et vint à Paris faire ses études au lycée Janson-de-Sailly, puis à l'École du Louvre. Il voyagea beaucoup en Europe, et s'installa en France où il fut notamment chargé d'affaires de Lituanie. Il écrivit une première poésie dans la lignée du symbolisme (Le Poème des Décadences et Les Sept Solitudes) . Puis sa poésie ne cessa de s'élargir à partir du recueil Les Eléments. Il devrait ensuite écrire une poésie d'inspiration mystique (Epitre à Storge, La Confession de Lemuel, Arcanes). Le poète est également auteur d'un roman et un mystère, Miguel Manara. Il est aussi l'auteur de plusieurs traductions, notamment de textes anciens lituaniens. André Silvaire a édité ses œuvres complètes.
O.V. de L. est mort à Fontainebleau en 1939.
(à ne pas confondre avec Czeslaw Milosz (1911-2004), Prix Nobel 1980 de littérature.)
lundi 26 janvier 2009
Le pont du Golden Gate et le comté de Marin
Curieux pont, symbôle des ponts: le Golden Gate Bridge, qui relie la ville de San Francisco au comté de Marin et franchit l'entrée de la bay (La baie par excellence, port naturel gigantesque, si longtemps recherchée par les explorateurs), n'est pas un trait d'union entre égaux. De part et d'autre des lieux si différents: la ville grouillante d'un côté, de l'autre la nature déserte. D'un côté les hommes d'affaire, de l'autre les coyotes. Curieuse union.
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voyage
mercredi 21 janvier 2009
Kamtchatka
Andreas von Heßberg, qui a écrit le seul guide de voyage en langue allemande sur le Kamtchatka (Kamtschatka entdecken: Zu den Bären und Vulkanen im Nordosten Sibiriens, ISBN-13: 978-3897940840), précise qu'on ne peut pas atteindre la presqu'île par voie de terre. De l'expression slovaque "Prestaň, lebo poletíš na Kamčatku" ("arrête, sinon tu vas aller au Kamtchatka") il n'a pas été question lors de la projection de photos qu'il a donnée à l'Augustiner Keller devant un parterre fourni d'enthousiastes randonneurs réguliers et liants (Bergwanderstammtisch).
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